23 Mar2021

Créé en 2002 l’Institut Ucac-Icam forme des ingénieurs et techniciens adaptés aux besoins des entreprises en Afrique Centrale. Afin de développer ses expertises, l’Institut a lancé depuis 2018 un programme de recherche dans le domaine des bioénergies. En effet, la biomasse est une ressource renouvelable très abondante au Cameroun, disponible notamment dans les scieries de Douala.

Les thématiques de recherche choisies par l’équipe de l’Institut s’inscrivent aux sein des trois axes retenus par le Groupe Icam :

  • Axe 1 – Production, management et stockage de l’énergie
  • Axe 2 – Structures et matériaux innovants
  • Axe 3 – Transitions technologique et sociétale des entreprises

Les travaux de recherche lancés à l’Institut concernent la caractérisation des résidus et le développement de leurs procédés de valorisation énergétique. Une thèse de doctorat réalisée par M. Blaise Fongang, Enseignant Chercheur à l’Institut Ucac-Iam, encadré par un chercheur de l’Icam de Nantes et un directeur de thèse de l’Université de Douala, a pour thème “Valorisation énergétique de la biomasse camerounaise par pyro-gazéification” et est en cours de finalisation.

Dans le cadre de ces travaux, une première publication est disponible dans sa version intégrale ici : Lien de téléchargement

Résumé de l’article :

Un analyseur thermogravimétrique (ATG) a été conçu et réalisé en laboratoire pour des études de la pyrolyse de la biomasse. Afin de montrer que le dispositif peut être considéré comme un instrument de laboratoire avec des mesures fiables, une étude expérimentale a été réalisée pour évaluer sa répétabilité, sa reproductibilité et sa validité. Une essence de bois camerounais (le Movingui) et du coton ont été choisis comme échantillons pour les expériences de pyrolyse. Deux opérateurs ont été mobilisés pour l’exécution des expériences type macro ATG. L’analyse des résultats obtenus montre que le dispositif permet de répéter et de reproduire des expériences de pyrolyse à un niveau de précision acceptable. En plus, la valeur de l’énergie d’activation que nous avons obtenue en effectuant la pyrolyse du coton (182,00 kJ/mol) est très proche de celle de la cellulose (187,54 kJ/mol) pure rencontrée dans la littérature. Les parois du four de l’ATG étant conçues en acier, nous avons choisi de limiter la température maximale des expériences de pyrolyse à 600°C pour éviter toute déformation de la structure du four. Le collier chauffant utilisé permet de développer des vitesses de chauffe pouvant aller jusqu’à 15°C/min. Nous avons abouti à la conclusion que le dispositif peut être utilisé comme instrument de laboratoire pour l’étude de la cinétique de la pyrolyse de la biomasse en milieu inerte (azote).

Schéma de principe de l’analyseur thermogravimétrique